Aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter une collègue. Mais avant de devenir agente de communication au Quartier de l’Emploi, Ryma Makhzoumi a surtout vécu un parcours marqué par la persévérance, les questionnements et une grande détermination.
Originaire d’Algérie, Ryma est juriste de formation. Pendant plusieurs années, elle a travaillé dans le domaine du droit, un choix guidé par son intérêt pour la justice et l’équité. Elle aimait son métier, elle y était compétente, mais avec le temps, un sentiment s’est installé : celui de ne pas être complètement à sa place.
Quand le doute s’installe malgré la stabilité
Malgré la stabilité professionnelle, il lui manquait quelque chose d’essentiel, un espace pour la créativité, pour l’expression personnelle, pour sentir qu’elle pouvait mettre davantage d’elle-même dans son travail. La pandémie devient alors un moment charnière et lui amène des réflexions importantes.
Ryma découvre le marketing numérique et les communications. Elle apprend seule, explore, teste, crée. Elle y prend goût, mais les doutes demeurent. Est-ce réaliste de changer de carrière après plusieurs années dans un autre domaine? Est-ce possible de trouver un emploi en communications sans expérience officielle?
Immigrer et tout recommencer
Ces questions l’accompagnent lorsqu’elle prend une décision majeure : immigrer au Canada avec son mari et leur fille. Quitter son pays, sa famille, ses repères. Recommencer ailleurs. La famille s’installe d’abord à Calgary, en Alberta, où ils apprennent l’anglais et découvrent un nouveau milieu de vie.
Cette étape est enrichissante, mais aussi exigeante sur le plan personnel. Après quelques mois, un autre choix s’impose : déménager au Québec pour de meilleures perspectives professionnelles.
Arrivée sur la Rive-Sud de Montréal, Ryma se retrouve dans une période de grande transition. Elle sait qu’elle veut se réorienter vers le domaine des communications, mais elle doute beaucoup. Elle se demande si son projet est réaliste et si elle pourra trouver sa place sur le marché du travail québécois.
L’importance d’un accompagnement au bon moment
C’est à ce moment qu’elle se tourne vers COFFRE, au bureau de Saint-Hubert. Elle y entame un programme de groupe qui marquera un véritable tournant. Dès le départ, Ryma est accompagnée par sa conseillère en emploi, Christina Pantou, qui joue un rôle clé dans son parcours.
Christina l’accompagne étroitement, l’aide à mettre des mots sur ses compétences et à clarifier ses objectifs professionnels. Le programme lui permet de poser des actions concrètes : travailler son CV, mieux comprendre le marché de l’emploi et structurer son projet en communications, même si les doutes sont encore présents.
À un moment clé, sa conseillère lui propose de rencontrer les agentes de communication du Quartier de l’Emploi, ce qui lui permet de mieux comprendre le milieu et de confirmer son projet. Quelques semaines plus tard, un poste s’ouvre au bureau de Saint-Jean-sur-Richelieu. J’encourage ainsi Ryma à poser sa candidature. Elle passe l’entrevue et devient officiellement membre de l’équipe du Quartier de l’Emploi.
Ne pas rester seule pour avancer
En moins de six mois au Québec, Ryma réussit à relever plusieurs défis à la fois : s’installer dans un nouveau pays, vivre dans deux provinces, changer de carrière et intégrer le marché du travail, tout en veillant au bien-être de sa famille. Tout au long de son parcours, une chose ressort clairement : Ryma n’est jamais restée seule. Elle a toujours cherché du soutien et posé des questions pour avancer.
Son histoire rappelle aux femmes en transition ou en période de doute qu’il ne faut pas rester seule. Demander de l’aide et accepter d’être accompagnée peut vraiment faire la différence et ouvrir de nouvelles portes.
Cette chronique est écrite par Émilie Rey. Elle est tirée de l’épisode 20 du balado Les Elles de l’avenir, une série qui met en lumière des parcours de femmes inspirantes en transition professionnelle.